Gil Zermatten parle au bronze avec les yeux. De ce même regard qui pétille lorsqu’il reçoit le modèle d’un de ses amis sculpteurs, il pressent le résultat. Il connaît par avance sa responsabilité en regard de l’œuvre qui lui est confiée. Cette dernière est là devant lui, il la jauge, l’ausculte. Il doit la sublimer.
Dans sa sombre fonderie, son savoir est empreint de respect, de passion.
Doit il choisir le moulage au sable parce que la peau de pièce est lisse, les lignes tendues et la taille importante ou au contraire avoir recours à la cire perdue car la peau de pièce est irrégulière et doit être rendue avec précision ?